On The Road


j’irai bien faire un tour du côté de chez vous !

J’ai la bougeotte les amis. j’ai envie de partir loin. tremper mes pieds dans l’eau glaciale des océans un matin et grimper les premières côtes de l’auvergne un soir. contrer les vents du nord et marcher sur les galets du sud.. courir dans les plaines au milieu de rien.. être partout, tout le temps, profiter.

ça fait longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles dans ce carnet de voyage.

alors pour ceux qui ne le savent pas encore, ça y est je pars, mon projet a enfin été accepté par l’agence nationale slovène. enfin !

31 juillet, 11h, Paris Charles de Gaulle, un avion de la compagnie AdriaAirways m’emportera loin de la France. 

en attendant il me reste quelques semaines à profiter du territoire français et le temps passe bien vite ! j’ai tellement hâte d’y être et en même temps je prends conscience de la chance d’être française et toutes ces choses qui me manquent encore à voir ici.

je sais que j’y reviendrai mais je n’y vivrais plus. mes envies m’attendent ailleurs, je suis européenne et l’Europe est grande.

dans le cadre de mon volontariat, un « séminaire de préparation au départ » est le passage obligé que la commission européenne nous impose. au début ça ne m’enchantait pas trop, voire pas du tout. assez méfiante et négative sur ce séminaire je n’y suis pas allée complètement à reculons mais j’y voyais tout de même une perte de temps.

ce séminaire a eu lieu à St-Brieuc durant les 4 jours de la fin du mois de juin. 4 jours seulement et pourtant… l’impression de les avoir déjà vu quelque part, l’impression de les connaître tous, un grand respect et une entente incroyable, des jeunes pleins de volonté, pleins de sourires, qui s’écoutent, qui s’étonnent, qui me font me sentir bien, qui me font me sentir moins seule.. parce qu’on a la même passion, les mêmes envies et parce qu’enfin à un moment on peut parler avec nos sentiments et que ceux qui vous entourent vous comprennent. parce que nous sommes tellement différents et tellement pareils dans le même temps, venant chacun avec nos expériences, notre passé et réunis par les mêmes valeurs, la même volonté.

d’ordinaire je trouve toujours ridicule les attachements très rapides et les déchirements qui s’en suivent au moment de la séparation de quelques jeunes qui se rencontrent par hasard pour une courte période commune de leurs vies; et ce depuis les premières vacances que j’ai pu faire très jeune. la découverte, l’opportunité, puis la séparation, la distance, le retour à la réalité et l’oubli ne m’ont jamais fait peur, ne m’ont jamais (trop) atteinte. ces étapes font partis de ma vie entière, je les ai intégrées depuis longtemps.

cette fois-ci, je n’ai pas envie de perdre contact avec le groupe que j’ai intégré durant ces 4 jours, j’ai envie de suivre leurs aventures, de partager les miennes avec les leurs, qu’on prenne conscience du privilège que l’on a et qu’on en fasse notre force. Nous étions 17 à cet échange, nous sommes 60 français à partir chaque année pour un volontariat. autant dire que c’est une chance que nous sommes en train de saisir !

alors je suis toute excitée de partir, de prendre cet avion (même si ça me rend déjà malade), de rencontrer l’équipe dans laquelle je vais travailler et avec laquelle je communique depuis tant de mois pour élaborer notre projet, de m’installer dans mon nouvel appart avec sa machine à laver gorenje, de monter mon vélo pour moyen de transport (qui sera remplacé par des raquettes en hiver), d’entendre parler slovène partout autour de moi, de vivre dans les balkans que j’aime tant !

je suis déjà loin…j'irai bien faire un tour du côté de chez vous ! dans Avant le depart moz-screenshot

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980 en route pour le 4L Trophy

Un peu de promo pour nos amis allemands qui sont déjà bien loin en Espagne. Bon d’accord Théo il est français et Yannick c’est pas seulement un ami mais bientôt mon beau frère.. Mais c’est marrant de se dire que ce sera peut etre un des seuls moyens de les reconnaitre au milieu de centaines d’autres équipes: des allemands dans une 4L jaune comme LaPoste… En attendant moi je supporte l’équipe 980 c’est officiel !

 http://www.dailymotion.com/video/k6YmglQrjKZzMEXiCE

Le 4L Trophy a fait ses deux départs officiels de Paris et Bordeaux, tous les participants sont maintenant à Algésiras pour la dernière étape en Europe avant l’arrivée au Maroc.

C’est une grande expérience que Yannick et Théo vont vivre ! Tout comme les autres participants du 4L Trophy, ils sont partis avec plusieurs 10aines de kilos de cahiers, de crayons, de classeurs et de matériel scolaire en tous genres pour les enfants du désert, et je vous propose de suivre leur aventure à tous.

Vous pouvez vous rendre sur le site officiel du 4LTrophy 2009 .

Vous pouvez aussi jeter un oeil au blog de notre équipe franco-allemande ici. photos, vidéos et traduction des textes en français pour ceux qui s’inquièteraient (même si c’est plus vivant et avec plus de détails en allemand)

Ils vont s’en mettre plein la vue, souhaitons leur Bon Voyage !


peuple de lumière

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je ne vous parlerais pas de mon travail, je ne vous montrerais pas mon lieu de vie, je ne vous présenterais pas les gens qui m’entourent…

je vous exprimerais tout en même temps. Je suis sereine, je me sens libre et heureuse. l’heure est à la contemplation, rare sont ces moments qui me rendent heureuse dans la grâce. aujourd’hui c’est la chandeleure et le « moment » est là. il dure. il ne s’arrête pas. il ne s’arrêtera plus et j’y travaillerais dur.
je me sens bien dans mon corps, dans ma tête, je Te dis merci pour la vie qui m’est offerte. j’ai des projets à te rendre, j’ai mes journées à sourire, des heures de temps à vous consacrer.

tout est bien. je n’ai pas de mots pour décrire ce que mes yeux voient et ce que mon coeur ressent.

je suis une petite fille avec une conscience de grande. frères, soeur, maman, papa, papy, mamie, amis, amies vous êtes avec moi, quand je regarde mon monde vous y êtes.

et je souris, j’annonce et je témoigne.

http://www.dailymotion.com/video/k4N2vN501JMWEUUPjZ


hummm big bisou

En france, et particulièrement à la JOC, les gens aiment bien faire des bisous. des bises. des trucs qui claquent dans l’air et même pas sur la joue.

après quelques mois à travailler avec des étrangers, c’est assez bizarre pour moi de faire la bise à ces gens, je n’ai pas le réflexe, déjà qu’à la base je suis pas très fan. et puis je ne les connais pas encore. c’est très étrange quand en fin de journée ils finissent par passer devant mon bureau, entre, font tinter les deux bises (ou trois, ou quatre, ca dépend de quelle région ils sont permanents…) et ils ajoutent « ca va? » « la forme?  » comme si on était supers potes. Ils sont gentils, je les aime bien, ils sont accueillant et tout ce que vous voulez, mais moi je me sens pas bien. j’ai l’impression d’etre timide quand je leur dit bonjour. il m’arrive même d’être maladroite.

hier midi, à la pause, je croise philippe pour la première fois de la journée. après une fraction de seconde d’hésitation-chamboulée-ridicule, je lui sert la main. « t’es enrhumée? » me demande-til. enrhumée?! merde. c’est tout ce qu’il a trouvé à dire, il était si mal à l’aise? JE l’ai mis si mal à l’aise? 

ridicule.

mais sinon ne vous en faites pas, je reste moi. et je suis en train de craquer (cf. post précédent). doucement… A un autre repas, assise au mileu de la grande tabl. on parle d’un jeune qui a appelé pour « chanter » au rassemblement, bref, c’est une autre histoire, très drôle aussi (si vous insistez je la raconterais, mais c’est court et pas très drôle finalement). puis on parle des gens qui se trompent de numéro, comme par exemple l’année dernière quand à la JOC ils recevaient des appels à la place de la nouvelle star ! puis, c’est là que j’entre en scène, je donne mon exemple qui date de la semaine dernière quand j’ai acheté mon billet sncf sur internet. 

j’ai eu un problème avec le paiement en ligne donc j’utilise le numéro non surtaxé que la sncf me propose sur le net. et je me suis trompée sur le dernier chiffre. un 7 à la place du 1 fut fatal… ‘hummm..’ (petite musique) ‘tu aimes t’amuser? … tu aimes parler? … tu aimes les filles chaudes?’ (re-petite musique) ‘re-hummm’ très animal ‘bienvenu sur le s…’ A ce moment j’ai coupé. Un peu tard vous me direz, mais quand même j’ai hésité. au début j’ai trouvé la nouvelle musique d’attente de la sncf n peu particulière. et ensuite je me suis dit que la sncf n’avait vraiment plus de fric, parce en plus d’augmenter méchamment le prix de leur billet, ils se décident à laisser leur plateforme téléphonique pour (n’importe quelle) pub. finalement, j’ai compris que l’erreur venait peut etre de moi. 

elle venait de moi.

le numéro client sncf non surtaxé 0172950001 s’est transformé en téléphone rose super cher 0172950007.

La fille qui bafouille et se sent mal pour faire des bises, s’est transformée en clowns entre le fromage et le dessert. ils ont bien ri, et moi aussi !

 


Jeunesse Organisée Communiste

nan en fait c’est la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, mais j’avoue qu’au premier abord, certain d’entre eux nous mettent dans le rouge direct !

J’ai donc décroché mon boulot à Panam. Cahier des charges en main, nouvel ordinateur re-formaté, je me mets au boulot ! entourée de joyeux lurons.

Matthieu le premier, pour certains vous le connaissez déjà sous le pseudo de Patoche. jusque là tout va bien, je cerne le personnage mais je ne sais pas encore ce qui m’attend avec les autres (à peu près 25 personnes, moyenne d’âge 25ans)

Eudes, mon ‘chef’, le coordinateur de l’évènement du 2mai en fait. plutot, classe, réservé au premier abord, discret… et ensuite à un moment il débarque dans le bureau sort une grosse blague, se marre et va la raconter  à tout le monde.

puis arrive Stéphane. ha, stéphane. le rouge du groupe. qui communique par téléphone d’un bureau à un autre alors qu’il lui suffit de faire 2mètres ou de parler un tout petit peu plus fort pour etre plus audible. utilise aussi une ‘boite à meuh’ pour se faire occasionnellement entendre du fond de son couloir. il fait parti de la bande des barbus (deux au total, ou trois je ne sais plus trop, mais la troisième est une femme), ceux qui viennent de l’est.

il faut savoir que le batiment est composé des différents permanents des régions de France qui se retrouvent tous pour travailler ici pendant une semaine. y’a une sorte de gentil jeu de guéguerre qui s’installe entre les grosses régions de France, et chacune d’entre elle qualifie très ‘justement’ les autres…

Pour l’Ile de France, à l’ouest il y a les alcooliques, à l’est les déprimés, dans le grand centre rien, au sud-est des voleurs, et ainsi de suite…

je rigole. pour l’instant j’essaie de faire mon boulot au mieux, et de paraitre aussi sage que je puisse l’être, mais je vais craquer. ce sont des clowns, entre deux réunions, une tournée, une pause thé, une compte rendu, ils nous calent des ballons qui traversent le couloir, une séance photo pour le roman-édito du magazine, ils piquent des tranches d’un vieux saucisson au fond du tiroir du collègue, on entend parlé de troskisme, et de bûches, puis quelqu’un conseille à un autre de ‘pas trop draguer parce que quand même je te rappelle que t’es prêtre’

ce soir ils ont tous leurs activitées à droite à gauche… seuls deux trois restent ici et mangeront avec moi. les locaux vont être bien silencieux après cette première folle journée !

Je ne dors pas dans les bureaux, mais ma chambre est dans les batiments qui sont adjacents au bureau. on a une grande cuisine, plein de frigos, des grandes étagères, trop grandes pour moi (je suis restreinte aux boites de conserve du bas… gnn). dans mon couloir de dortoir, trois chambres seulement sur la 15zaine sont occupées, et nous nous partageons deux cabines de douche et un toilette. il y a la salle TV, la salle de repos et de baby-foot, le balcon de ma chambre…

…et la vue sur la Tour Eiffel et le Sacré-Coeur.

Pause clope. sourire. 


partir ou ne pas partir ?

la decision est deja prise> la question serait plutot ‘quand’. quand partir ?

j’etais plutot sceptique quand a la reponse que j’attendais de l’agence nationale slovene pour mon volontariat a Skofja Loka. et je n’avais pas tort… apres les avoir harceles pour obtenir une reponse et savoir enfin si mon depart se ferai en fevrier ou si je devais revoir mon plan de ‘squattage’ sur Metz; mon contact slovene etant au Sri Lanka (normal) c’est son directeur qui me repond, et voici le roman :

 

Hello,

As you probably know jelka is somewhere in sri lanka, so i’ve taken some of her duties as her superior (director) which includes also the evs. Because there was no voice from the national agency about our evs projects i called them. The situation is following:  they had the meeting about EVS like a few days before the holidays, but they were very sorry to say, that our projects are not accepted. The reason was that in the application form there was something wrong with finacial structure and that other sources of  funding were not mentioned.
That was complete shock for me. Then we had like 20 minutes of negotiations if there can be done something about that, but they said no. I informed jelka about the whole messy situation and she gave me some new info, which was that she sent the application to the national agency earlier, like one week before the dead line, to a guy who’s work there is to halp, just to check if everything is ok. She was expecialy interested in financial part, because she had lack of experiences in this area. But she did not receive any  comments from the agency, so she meant that everything was ok so she sent the application forms unchanged.

I called  the national agency again, explained the whole story, and they said, that they know it. Thea also said that that specific guy had in that period a lot of work, so it’s possible that that he didn’t check the application form or he checked just the rest of the form, but not the financial part. I asked to talk with that guy,  but that was not possible because he was absent from work.

So… what to do now. I think that someone on the national agency didn’t do his job, so the national agency screw the whole thing up. My future strategy on the organization lies on evs and i think that yours future life also, so i prepared to fight. And i persume that you too. The shitty thing is, that i’m also quite new in this job, so i advise you this:
- ask your sending organizations and national agency what can be done. Send me the results. I’ll do the same with the people who were involved in evs around here, but not the national agency, because it’s obvious that they will try to defend their own position. There has to be some kind of procedure of appeal. I think that right is on our side and if we appeal at the end everything will be ok

- back up plan. If the appeal doesn’t go well, i have to ask you, if you’re prepared to come few months later. Because we’re thinking to sigh up the same project for the next dead line. The thing is that you’re personal profile suits perfectly to the needs of our organisation and really don’t want to loose you.

I think we have some time, because i haven’t received the official answer yet. But there is also a minor chance that they confused us with someone else. I wanted to get some more info yesterday, so i called the national agency again, but the phones were  deaf despite the fact that these days are considered as normal working days.

That’s it for now. Sorry that i haven’t informed you earlier, but i really didn’t  want to ruin your christmas. And i hope i haven’t ruined your new years celebration. Because there still is a chance that you do your duty as an EVS volonteers in tiny middle european slovenian town called Škofja Loka. So… all the best in 2009, read you and see you ass soon ass possible.

 

Notez la belle faute de la derniere phrase: ‘Ass soon ass possible’ instead of ‘as soon as possible’… elegant !

Je contact direct Luc pour le tenir informe du probleme et savoir si on peut faire quelquechose… euh, nan. d’abord je pleure. parce que quand meme y’a de quoi. c’est vrai, ca m’enerve. quand enfin je me decide (apres la roumanie, l’espagne, le luxembourg, le portugal, la macedoine…) a faire un choix, ce choix tombe a l’eau…

trois/quatre jours de deprime. qu’est-ce que je vais faire? qu’est-ce que j’ai envie de faire? pourquoi ca tombe sur moi? etc… etc… genre deprime qui se morfond et se plaind sans reflechir utilement.

parce que finalement des solutions il y en a plein. enfin, il y en a. reflechissons reflechissons.

je relance le projet aupres de l’agence slovene pour e prochain depot de dossier du 1er fevrier. s’il est enfin accepte, je partirai en juillet.

et en attendant, parce que jusque juillet ca fait une trotte:

1. je pars deux trois mois travailler dans le theatre national de bitola en macedoine. la ya pas de probleme, je connais les gens de la-bas, j’ai deja bosse avec eux, je connais la ville et je sais meme comment y aller en paartant d’ici. j’ai juste a deposer l’application au premier fevrier, elle sera forcement acceptee et je peu partir des mi-fevrier. nourrie, logee, blanchie et avec argent de poche (qui, d’ailleurs, defie le salaire moyen d’un macedonien)

2. j’ai un entretien d’embauche a paris ce mercredi pour un stage de 6 mois avec la JOC pour participer a une part de l’organisation de leur festival « la jeunesse [ca] se cultive » du 2mai2009. ils ont deja eu mon CV et ma lettre de motivation, ca leur a plu, ils veulent me voir. et, a priori, il n’y aurait personne pour me concurrencer sur ce poste. pareil : nourrie, logee, blanchie. et payee pour ce stage ! le stage rendrai fin en juin. parfait, juste avant de partir en Slovenie.

rendez-vous mercredi pour savoir laquelle des deux possibilites sera effective…

 


faille spacio-temporelle

j’ai tellement de choses en tete, tellement de souvenirs. et vouloir raconter chaque journee, une a une ne marche pas. toute retrospection dans mon esprit retire la subjectivite passee qui faisait toute l’emotion du moment et l’interet de l’anecdote.

apres cette echange nous marchons dans la rue et nous croyons voir des Aneta, des Juanka, des Guille, des Marika, des Mari-liis partout dans metz..  mais ils ne sont plus la et nous pleurons. mes francais me reclament une solution d’urgence.

-j’ai croisé chichi audjui dans les couloirs de la fac (en plus dans ces couloirs de merde, alors que j’aurais préféré le voir avec un italien et une polonaise), et il va pas bien …  a cause de cette séparation aussi. Moi j’admire cette ambiance qui s’est instaurée en si peu de temps et qui nous a fait tous pleurer au final, j’admire ces gens qui ont su être ouvert et sympathiques tous envers les autres, et le fait que chacun a eu besoin d’un ou plusieurs autres, j’admire le fait qu’en des étrangers de toute l’europe, on puisse se faire des amis plus rapidement qu’on ne le croit. c’est la beauté de ce genre de rencontre. moi qui HAIE les départs, qui REPULSE les adieux et qui Refuse de me dire qu’on ne se reverra plus vraiment.
je crois que j’aurai besoin qu’on se retrouve ensemble entre français un de ces quatre, ce serait peut-être une solution pour se consoler, pck les autres amis ne peuvent malheureusement pas nous comprendre..

-on n’en peut plus marie. cest trop dur. il faut faire quelquechose.

-Oui organise un truc… Pfou’, c’est dur,
Tellement dur de faire des rencontres magnifiques, d’être durant une semaine dans des rapports humains fabuleux
& puis plus rien.. Retour au quotidien.
C’est fade, c’est triste…

cest pas triste les amis. jai envie de vous dire: cest la vie, les rencontres, le partage… cest ce qui nous rend plus forts, plus grands, meme si les premiers jours ca nous vide.

-tout le groupe de français va trop bizarrement pas bien !! faut que tu fasses un truc! organise un autre échange pour Noël, un voyage en Guadeloupe pour tous ou bien une guerre mondiale où on se retrouverait tous dans la même armée …

vous voyez, vous etes plus forts, vous etes prets a combattre pour n’importe quelle raison, juste pour etre ensemble de nouveau. alors regardez autour de vous, et le plus dur, oui, cest maintenant! transmettre ce que vous avez ressenti. les gens nous regardent bizarrement, on ne sait pas par ou commencer, et il y en a trop, les gens de notre « ancienne vie » nous parraissent fades, ils nous ecoutent sans comprendre… qui est bizarre? eux ? nous ? il est la le combat.

allez aux armes! reveillons nous. nous ne sommes partis qu’une semaine dans un trou au milieu de la campagne. et non pas trois mois. nous sommes les « bizarres » et nous allons reprendre notre train de vie mais en mieux! en le regardant differemment, en le vivant differemment, comme si on y etait tout le temps sur cette chaise face aux autres!

-hello. je mappelle… vous mennuyez. good bye.

mais vous restez et puis vous recommencez

-hello. je mapelle… regardez comme je vais bien, venez essayez je vais vous montrer. a bientot.

et vous recommencez encore et encore, partout, dans la rue, dans les magasins, a la fac, dans le bus.

-bonjour. je mappelle marie. je voudrais un ticket deux voyages s’il vous plait. au revoir.

et puis vous pleurez. et le chauffeur de bus vous regarde bizarre, et il vous sourit, lui aussi.

cest la vie.

j’ai relu le dossier du projet saint nicolas qu’on a envoye a la commission europeenne, and i think i did my job..

Les objectifs sont:

-rendre les jeunes conscients de leur diversité culturelle et de ce que cette diversité peut apporter dans la création au travers d’exercices de découverte de corps, et d’échange traditionnels. Avoir un regard sur les autres, mais un regard différent du jugement négatif. Apprendre à apprendre. Oser se regarder naturellement, oser attendre de l’autre sans demander.

-les rendre aussi conscient du potenciel de leurs differences dans un sens constructif et non dans la discrimination. Qu’ils acquierent un sentiment de tolerance par la proximite qu’impose le theatre et les exercices prevus. Apprendre a combattre l’exclusion, en commencant par son voisin. Travail à partir “d’impros contact”, où toucher l’autre devient quelquechose de créatif , d’autant plus avec des différences physiques.

-les rendre acteurs de leur Europe. Leur apporter des capacites d’expression vocale et corporelle pour une diffusion originale et spontanee de leur culture europeenne. Apprendre a exprimer originalement leurs pensees, construire un nouvel univers a faire partager au contact du public. Une excursion en ville sera prevue au cours de la semaine, pour que les jeunes soient confrontes aux regards des autres et qu’ils assume leur univers. Le but etant aussi de leur faire prendre conscience de la force d’un groupe et de l’importance de “l’écoute” les uns envers les autres. Ici l’improvisation dirigée mènera à un contrôle de soi dans un univers complètement différent du monde ordinaire.

-Leur apporter une aisance personnel et un certain épanouissement. Dans leurs corps, face aux autres, une assurance et une confiance en ce qu’ils sont. En effet les exercices amèneront les jeunes à s’assumer face aux autres, et surtout se sentir bien dans ce qu’ils sont.

-Leur apporter aussi un certain regard sur une vie saine. Le théâtre nécessite du repos, de la concentration, de la relaxation et une bonne hygiene de vie, qui ici, aura lieu en collectivité.

-Apprendre a tous s’ecouter et a s’exprimer ensemble. Qu’il apprennent à trouver chacun leur place dans un univers commun où ils se sentent bien, un univers fait d’un morceau de chacun d’eux.

-Reconnaitre le théâtre et l’art comme lien social de l’Europe et de ses diversités culturelles. 

oui. je crois que j’ai rempli mon contrat.

je reviens dans la sphere reel. je fais mon bilan. je suis contente. le temps reviens a son rythme normal. la faille spatio-temporelle s’arrete et mes reves prennent une grande place dans ma vie, dans nos vies. je me reveille de cette semaine et finalement ce n’etait pas qu’un reve.


Together Youth Exchange Saint Nicolas

le titre est bateau et l’ecrire (sans accents, maudit clavier!) restera plate.

fatiguee, crevee, videe de toute energie, ces 35 europeens ont chacun emporte un bout de moi dans leurs pays. ils ont tout pris! et ils m’ont aussi chacun laisse un souvenir d’eux, et leur secrets, leurs doutes…

je les ai vides moi aussi. seuls sur la chaise devant tous les autres, je les ai observes un par un, je les ai fait parler, prendre conscience de leur corps et de leur force, seuls puis ensemble.

il y a tellement de choses a raconter, beaucoup de bien, des petis coups de blues, de stresse, de « jen peux plus je vais marreter la, ils mepuisent tous, jai meme pas le temps daller faire pipi le matin au reveil, et ya plus de papier toilette, jme casse bande de prepuberes! », les rires, les pleurs, les eclats de rires, le partage, le bouillon de culture, leurs sourires sur leurs visages, leur prise de confiance en eux, et puis le range rover qu’on s’est pris dans le cul de la megane (si tu l’apprend ici luc, t’inquiete pas tout va bien, cest rien), la porte du minibus qui tombe (par contre, la, va falloir faire quelquechose, parce que on l’a raccrochee mais on est oblige de passer par le coffre pour sortir et rentrer), le spectacle et la deambulation de dimanche poru la Saint nicolas devant pres de 8000 personnes sur la place d’armes et des dixaines de milliers partout dans les rues de metz. (voir photos dans album)

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et finalement je repars avec encore plus d’envies, pleins de projets en tete, fatiguee mais heureuse, fiere de moi. et les italiens, les espagnols, les polonaises, les estoniens, les luxo, mes francais, les portuguais… tous finalement repartent avec de l’assurance en eux, des nouveaux amis, sans stereotypes, et avec l’envie de parcourir un peu plus leur europe.

le monde est grand, on a pleins de choses a y faire. et en une semaine (sans AUCUN reseau internet ni meme telephonique) les liens se rapprochent, les cultures se melangent pour ne forme qu’un grand « Together » sur scene!

si je trouve le temps et la force, je vous raconterais mes anecdotes de la semaine, mais yen a beaucoup. jai eu limpressoln davoir vecu avec eux un mois entier, les journees pleines de tout me paraissaient durer trois jours, malgres la vitesse a laquelle elles passaient! c’est violent pour le cerveau ce genre dechange, une grande experience. les adieus aux aeroports semblaient etre des scenes de films. et le lendemain, la fatigue est plus insumontable que 4 mois de mononucleose!

 

 


Mise a jour

bientot plus de un mois que jai pas laissé de nouvelles sur ce blog. désolée pour ceux qui commencait a s’inquiéter a la suite du dernier post.

ya un truc horrible qui m’a kidnappé et qui mempèche de revenir ici parce que c’est tellement plus simple de remplir dans une case mon etat du moment ou ce que je suis en train de faire et que ensuite tout soit automatique… ca s’appelle facebook, ne vous y mettez pas, cest un virus, en plus les gens y plaquent des photos de toi sans que tu le saches et tes moche dessus.

je ne sait pas par ou commencer, je ne sait plus ce que jai a vous raconter ici.

depuis bientot un mois je me suis faite ma place dans ma collocation, je commence a adorer mon grenier. de nouveaux collocataires sont arrivés, certains sont un peu cucul et ne savent pas faire grand chose (cest dur de sortir de chez papa maman), et dautres sont plutot cools et bons a vivre (on peut faire la fete avec eux, discuter intelligement, et ils savent se servir d’un aspirateur ou d’un lave linge)

ce mois ci je suis partie 10 jours en macedoine pour un echange a propos des relations transfrontalieres dans les balkans. interessant, jeune, depaysant, froid, determinant..

a la fin du mois, jai pris une decision avec mon chef concernant mon service volontaire. je pars. Le Luxembourg, Together et le Programme jeunesse en action : j’y arriverait pas, c’est pas ce que je veux réellement. en attendant je termine ce que j’ai commencé parce que ca me plait quand meme, mais finalement -et comme prévu au départ- je vais partir dans un pays loin et j’irai m’épanouir dans un environnement complètement inconnu. je vais eviter de rester à 45min de metz pour un an.


Un tort boyaux passait par la. il passe mal.

Voila une semaine que je suis a metz avec Carmen et tous les volontaires pour bosser avec eux, leur apprendre comment prendre le bus a metz, leur faire leur lit, et aussi aller les chercher a frankfurt a l’aeroport (soit 6h aller retour).. tenir un stand a la fac avec eux pour les faire participer, qu’ils se sentent aussi engages dans lassociation. ce stand sadresse aux nouveaux etudiants, qui sont francais et parlent tres mal anglais, donc finalement nous sommes 6 mais seules deux travaillent aupres des etudiants (ma soeur etait la pour nous aider, vous lauriez vu vendre l’association et les echanges de jeunes et le SVE sans en avoir jamais fait. trop bien!)

et jai aussi des reunions pour le TUM cette semaine la, et quelques soirees a droite a gauche.

aujourdhui jetais a sarrebruck ou jai fait un peu la fete pour l’emmenagement de mon ancien colloc dans son  nouvel appartement.

je suis rentree en bus avec Claire, puis elle a prit un train pour Charleroi pour sa rentree en ergotherapie! 

 

jarrive Route d’Arlon dans la maison des colocataires.

et jai mal au ventre. 

 

je ne me sens pas bien. jai meme envie de pleurer.

un sentiment bizarre ne me fais plus me sentir chez moi dans cette maison que je vais habiter pendant tout mon volontariat.

jai peur douvrir la porte, jai peur de croiser quelquun dans la cuisine, je monte directement dans ma chambre (qui est en fait le grenier, rappelons-le) 

cette semaine, pendant mon absence « quelquun » est venu faire une visite de la maison, deux trois jours avant l’arrivee des nouveaux volontaires poru sassurer que tout va bien, que tout est en ordre a son gout…

ce quelquun a fait redescendre le meuble que je metais permise dinstaller au grenier car il ny en a pas. toutes mes affaires sont donc par terre.

et le reste a la cave.

ce quelqu’un s’est adresse a aurelia qui etait la le matin de la visite:

-tu sais dans la vie ya des gens ils sont bohemes, ils ne respectent rien, ils se foutent de tout. (« quelquun » parlait de moi)

et « quelquun » continu:

-je pensait pas qu’elle (=moi) avait apporte toutes ses affaires, cest paas normal, elle peut pas faire ca. 

mais moi madame, jhabite plus chez papa-maman, je ne suis pas la non plus pour deux petits mois, je minstalle, ma vie se passe ici maintenant, ce nest pas une simple parenthese. quest ce que jen ferais de mes affaires, jen ai deja jete beaucoup, je vais pas aller dormir sous les ponts juste paske ca tembete que quelquun dorme dans le grenier ici. tiens, et est ce que ca tembete aussi, que jai repare la douche, le lave vaisselle, quon ait taille la haie avec ma soeur, que jai range toute la cuisine et trier toute la vaisselle. que jai dailleurs mis toute ma vaisselle a disposition. que je ne suis pas souvent ici paske je travaille sur metz et sur chambrey et ailleurs.. et que pourtant je suis le lien dans cette colocation, que quand ils se font la tete et quils sengueulent, je detend latmosphere, je leur apprend a discuter et a vivre ensemble, je fais le clown et on rigole. savoir utiliser aussi une eponge sans simposer des listes ou des plannings de corvees, juste vivre ensemble, etre soit et etre la en pensant aux autres. et paske des regles yen a deja suffisament a pinnochio, ils les voient tous les jours, ils ne sont pas des enfants, je les accompagne pour devenir adulte dans la vie en communaute. mais oui ca tembete, jai pas le droit de deborder un peu en dehors du grenier, il ne faut surtout pas quun carton traine…

 

« quelquuun » est arrivee a 8h le matin et a 8h23 mon chef Luc qui est en macedoine recevait ceci puis me la transmis:

je suis route darlon/si tu est avec marie, peux tu lui dire que tout son bordel va etre ejecte/cest HONTEUC 

 

jai laisse les fautes.

mon bordel il ny etait pas, tout etait range, et mon grenier ammenage.

je ne comprend pas.

 

bref je suis triste, pourquoi est ce que certains sont mechants, pourquoi ils se permettent de juger les gens ainsi, pourquoi ils semportent sans sexpliquer? je cherche mes torts et je dois certainement en avoir.

je suis boheme et jassume, cest ma vie. mais boheme chez moi ca ne veut pas dire irrespectueuse, crade et associale. 


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