On The Road


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Liste des articles dans la catégorie Balkans.

Des photos, en veux-tu, en voilá…

Pour ceux qui réclament des photos…

Mon ami Gašper en a prises un certain nombre quand nous sommes allé faire un tour á l’autre bout de la Slovénie á Brežice et á Zagreb. Si tu veux voir l’album tu cliques ici.

Moi je prépare la vidéo qui arrivera prochainement.. ;)


Du cinéma á l’ancienne

Du 11 au 22 novembre avait lieu la 20éme édition du LIFE festival a Ljubljana, 91 films et 15 courts metrage de tous styles ont ete projetes. Des récents (Antichrist de Lars Von Trier) ou des plus vieux, des documentaires, et aussi quelques rétrospectives. Notamment celle de Haneke avec son formidable Ruban Blanc (traduction en slovène), et toutes ces réalisations de la plus incompréhensible à la plus sensible. Je pense à Wie war Edgar Alan, qui m’a laissée dubitative. En même temps c’était en VO allemand avec des sous titres slovéniens, donc va pour essayer de comprendre, faut s’accrocher !

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voila l’hiver !

Un mois tous les matins le brouillard blanc me réveille. Illumine ma chambre a travers les persiennes. Caresse ma joue par un courant d’air, fenetre ouverte.

Ce matin était particulier, le courant d’air glacial et l’horizon dégagé. Aucun mur blanc ne m’enfermait dans un nuage de brouillard, mais un tapis blanc recouvrait le jardin.

J’arrive enfin a mesurer le temps, car le soleil n’a pas les memes habitudes ici et ailleurs. J’integre enfin doucement quel jour de la semaine sommes nous et je me remet au calendrier grégorien. quand finalement la nature décide de me perturber plus encore…

Novembre… Il neige. Quel mois sommes nous ?!

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Let’s go for a blow

En france en soirée si tu sors ta flûte à bec, t’as un peu l’air d’un con. Bah ouais ça te rappelle tout de suite tes années collège où c’était le seul instrument dont tu savais jouer, forcé par l’autorité de l’adulte professeur tyranisant (bon d’accord pas tant que ça). Aujourd’hui si tu sors ton instrument c’est plutôt une guitare, une batterie (quoique plus diffcile à déplacer si t’es sur la plage de Saint-Malo), un accordéon diatonique (un peu plus à la mode) ou encore un kazou (beaucoup plus beauf, cf le petit bonhomme en mousse). Mais surtout si tu le sors c’est que tu sais en jouer, et bien. Dans le cas contraire tu n’essaieras même pas. Faudrait pas passer pour un naze « qui se la pète ».

Eh bien cher francais si tu ne sais jouer d’aucun instrument mais que tu te souviens des rudiments de la flûte à bec (parce que ce prof tyranisant il t’en a fait baver quand même), alors la slovénie est faite pour toi !

Ici si tu sais pas jouer de la guitare, ça fait rien tu peux quand même en faire au milieu du groupe, si t’as pas le rythme dans la peau pour un sous, cest pas grave non plus t’auras le droit de t’éclater sur un djembé toute la soirée. Et au milieu y’en a une qui va sortir sa flute à bec ! Et son pote va l’accompagner et ensuite c’est encore quelqu’un d’autre qui va sortir la sienne. Et allons-y satisfaits on joue du pipeau et on a la classe ! Le slovénien n’a rien contre la flûte à bec, il aime la flûte à bec, il aimerait vraiment savoir en jouer. Il a raison le slovénien, c’est un instrument comme un autre qui se respecte. Et c’est là, francais, que tu entres en scène.

Tout le monde s’essaie au pipeau et tu te dis « tiens pourquoi pas moi ? La flûte c’est comme le vélo nan? Ca s’oublie pas c’est ca ? »

alors tu empoignes l’instrument, fébrile d’abord puis l’air un peu plus expérimenté et… miracle ! tu n’as rien oublier cher petit francais de tes leçons de musique du collège, et même mieux, tu te surprends à faire des morceaux plutôt compliqués. Après avoir commencé par le classique ‘au clair de la lune’ tu enchaines sur ‘jessy james le bandit’ et finalement tu t’emportes sur du nirvana ou même du pink floyd parce que tu te sens plus pisser. Et oui cher français, les slovéniens vont t’admirer parce que tu sais jouer d’un instrument de musique mieux qu’eux. Alors d’accord d’un point de vue français c’est pas du Django Reihnart à la guitare ou Les Tambours du Bronx sur des percus, mais pour un slovénien, la flûte à bec ça reste super classe. Donc tu t’écrases, tu rigoles pas et tu savoures cet instant de flûte entre tes lèvres avec tes doigts qui courent dessus. Ici personne ne claquera ta porte de chambre parce que ça fait des heures que tu tentes de jouer ‘le lion est mort ce soir’, ni ta soeur, ni ton grand-frère, ni ta maman ne serons blasés; seulement des slovéniens en extase !

Et surtout, point important, ne mentionne jamais que tous les fancais jouent du pipeau. Ce n’est pas un instrument que l’on t’a imposé quand tu étais jeune, non non bien sûr que nan, c’est toi même qui a choisi délibérement d’apprendre à jouer du pipeau, qui sait le maîtriser et qui se la pète devant les yeux ébaïs des slovéniens.

Allons, tous à nos flutes, et soufflons gaiement ! Et merci l’éducation nationale !


Patatoes, Mercator and others food… # part 1/2

  Pommes de terre, Mercator et autres nourritures…

Mon blog va être mis en lien sur le site du club étudiant ici (mon mentor en est le président) et sur celui de mon association (Matjaz qui m’a emmené en Croatie en est le président) Donc je vais essayer d’écrire des post en anglais, et celui-ci sera le premier. Il devrait y en avoir un nouveau tous les jeudis si l’inspiration me vient.

 

I cook a soup last week, and everybody here was surprised when I explain them that I will finish it the day after…

-What ?!

-Hey come on guys, I will not drink all this soup today, I got for almost 3 liters and I already drink a half alone! (at the moment I understood this « what ?! » as « oh poor girl you can not drink all, haha pussy girl, I could drink 6liters instead of you, hahaha I can drink a lot, I am a strong Slovenian who drink a lot of beer. A lot ! Haha !)

-But did you put potatoes in this soup ?

-Yes of course ! (surprised by this question and a little lost that is all what I find to answer him)

-So, you can not eat it tomorrow, you should through it away today.

-What !? (I can not ?!)

Here in Slovenia it seems forbidden to cook potatoes and to eat this same cooked potatoes one or two days after…

let’s find an answer to this strange thing.

I maybe missed something when I was still in France but as far as I can go deep in my memories I can’t find a moment where we trough away the cooked potatoes. Or maybe yes when this potatoes where green and waiting for one week in the fridge, only in this case, and I’m not even sure…

I’m still searching for example, but I found only those I eat the same potatoes during one week… and I’m still alive ! Youhou ! Is it really because it’s dangerous for your health that Slovenian people don’t eat this potatoes ? They all said the same with afraid face : it’s dangerous, everybody know here that we should not do this. All the cooked potatoes are destroyed at the end of the day.

OK, so if i understand well, it’s a kind of ritual. Imagine, every days, in every houses of all Slovenia, every mothers are destroying cooked potatoes, to cooked fresh and new potatoes the day after. And they will give the same chastisement to this potatoes at the end of the day, and the day after, and again and again. Killing potatoes, garbage are full of potatoes every where !!!

cause you have to know that Slovenia love potatoes ! I think that it’s THE first word i read here : krompir. You can read this word wherever you go. Krompir, krompir, krompir ! Every where krompir for sold.

So, here is the second possibility. Farmers are very intelligent, and they find the way to afraid population about cooked potatoes several decennies ago. And now they are rich cause they can sold more potatoes each day ! I think I will married me with a Slovenian farmer. OK, too easy you will think, yes you’re right, they are all farmers here, too easy (ups, i said it? Yes.. I said it ^^)

other possibility : Slovenian community is right, and cooked potatoes are dangerous for your life.. let’s think like this. (they should have graphics somewhere which explain how many people die because of this potatoes each year. I’ll find it) In this case, it means that French people are stronger that Slovenian people !

Haha ! Pussy, pussy you are Slovenians ! Ja Gospod I eat potatoes, and Ja Gospod I still eat this same potatoes after one week. Sure it can be green, I’m French my dear ! I’m stronger than you.

(OK this part is a little too much French, I mean, too much chauvinist. But I HAD TO ACT like this for this first English post, you know ?)


forget a moment this story about potatoes, let’s talk about how to be a French girl and go to the supermarket (Mercator, the one in Podlubnik) here in Slovenia.

hum. At the beginning it was just impossible ! I thought that i was not so structured like a stupid French who never open his eyes. But finally I might be one of them. I start to be afraid of food here, and even more with meet. Haaa the meet ! What is this.. big.. red… part of… meet ? Is it really meet ? I mean, is it so red usually ? (it was almost magenta, and it’s still)


part 2/2 on the next week :)


Trahi par le pli du fer à repasser…

le jeune slovénien porte un nouveau tee-shirt propre et repassé chaque jour.  Le jeune slovénien sent l’odeur de sa maman jusque parfois plus de 30ans. Le slovénien habite toujours chez ses parents, qui eux mêmes habitent chez leurs parents.

En gros quand t’arrive chez un pote pour te bourrer la gueule, ou chez ton petit copain pour lui faire une tite surprise, eh ben c’est raté ! Il faudra d’abord dire bonjour à la soeur, au ptit frère, à papa, maman puis ensuite mamie et grand papa… et si t’as de la chance les frères et soeurs ont pas encore de gosses. Parce qu’en plus on est à skofja loka, la ville de slovénie qui a la plus haute natalité, chose que j’ai devinée dès le premier jour. C’est incroyable, y’en a partout, des touts petits, des pluis grands, des qui puent, des gros ventres, des pousettes, des landeaux, des vélos à roulettes, des parc pour enfants partout avec des trampolines dedans.

Bref la famille slovénienne vit au grand complet vous l’aurez bien compris.

Le jeune slovénien sent toujous bon, ne porte jamais de tee-shirt froissé qui aurait été rangé en boule dans son armoire par inadvertance. Le jeune slovénien sait boire du vin sans se tâcher et se promène toujours avec son pli sur les épaules (celui du fer à repasser) Il est tout de suite très facile de repérer ceux qui habitent seuls.

Le jeune slovénien fait aussi du sport, beaucoup de sport. Que dis-je, tous les slovéniens font du sport. Beach volley, tennis, foot, skate, course, basket, badmington, hand ball, vélo, hockey, ya des vélos partout. Et nan on est pas en hollande mais bien en montagne. Et toujours en famille encore une fois. Maman va faire son jogging avec sa fille. Papa va faire du vélo avec ses garçons. Cousin et cousine sautent tout l’après midi sur le trampoline et mamie les surveille en jouant au ballon avec le petit dernier.

Le jeune slovénien sait utiliser ses mains et son temps. s’il a besoin d’un skate park il va trouver une bande de potes, du matériel et quelques heures en été pour le fabriquer lui même. S’il faut rénover entièrement un lieu culturel, il le fait de lui même aussi. Tronçoneuse, peinture, scie sauteuse, soudure, poutres, canalisation, ciment, béton, platre, électricité, carrelage, mosaïque. De la plomberie à la déco en passant par le jardin, pendant tout un été une troupe de jeunes slovéniens va s’activer bière à la main et cigarette au bec sans jamais faire appel à un seul professionnel. Le jeune slovénien n’y a d’ailleurs même pas pensé.

Le jeune slovénien fait la fête. Après l’effort le réconfort, et ici le communisme nous apprends qu’il faut toujours nourrir un homme qui travaille. En l’occurence à ZavodO si tu donnes de ton temps dans la rénovation des lieux, ou si tu participes à la création d’un spectacle; eh bien il y aura toujours la pause barbecue ou pizza pour te nourrir. Pas besoin d’emmener ton panier pic nic avec toi pour la pause, pas besoin d’économiser pour le petit verre d’après répétition… la tireuse est installée entre la tronçonneuse et le carrellage empillé. Et quand la journée se termine, le jeune slovénien répond à ses besoins. Il vide trois ou quatres fûts de bières avec ses amis travailleurs sportifs artistes. Et il tient debout. Plutôt bien même.

Conclusion: le jeune slovénien sent toujours bon, est bien habillé, est musclé et parfois même bourré. Le jeune slovénien est drôle (parce que bourré) et n’est pas gros, et en dehors de ce qu’il ingurgite sur son lieu de bénévolat communiste, le jeune slovénien mange bien et équilibré puisqu’il habite toujours chez sa maman !

Sans cette dernière (la belle-maman), le jeune slovénien serait-il l’homme parfait ?


Des équilibres sur l’Adriatique.. #Week-end 1

12h47 à l’aéroport de Ljubljana. Le vol numéro JP 323 du 31 juillet a quelques minutes de retard. Premiers pas de volontaires sur la terre slovène. Premiers instants, premières heures et première journée qui va s’écourter très vite.
En 20 min me voici arrivée à Skofja Loka, ma nouvelle ville. Matjaz et Jelka m’ont accueillie et me font un rapide tour de la ville, des principaux lieux d’expression de la culture, et du meilleur bar qui existe ici où nous allons boire un coup accompagnés de Janis, mon ‘mentor’. (Lors du séminaire de formation au départ en sve, nous avons fait quelques mises en situation et cas pratiques sur la gestion de conflits, la tenue vestimentaire, les opinions politiques, les choix à prendre ou non et comment les prendre… Etc… Ais-je vraiment répondu ‘oui‘ à la question « dois-je me retenir de coucher avec mon mentor » ?!)
La ville n’est pas grande du tout, voire toute petite et tout le monde connaît tout le monde. LA française n’aura aucun anonymat, j’ai intérêt à bien me tenir…
Toutes les heures, l’Eglise se met à chanter à plein fouet comme pour un mariage sauf qu’il n’y a pas de mariage. Et des églises il y en a à peu près une dizaine voire plus ! Ils sont très tradition et catholicisme ici, y’a pas de débordement possible pour une partie de la population, pas de fête, ni de rock, ni de drogue, ni de sexe avant le mariage et on vous le rappel pile à l’heure pendant 24h.
Dans les rues, les volets n’ont pas de volet. Les volets sont des fenêtres. Vous me direz « à quoi ça sert dans ce cas si ça laisse toujours passer la lumière !? » Eh bien, ces doubles fenêtres, elles laissent passer la lumière, certes, mais garde la chaleur pour empêche l’hiver de s’introduire trop dans les habitations. Il fallait le comprendre pour ne pas les prendre pour des fous…
Après notre petite ballade, je rencontre mon colocataire en rappel sur un immeuble avec son casque et ses chaussures de sécurité. Puis mes hôtes me montrent enfin mon appart dont je ne profiterais que quelques minutes. Me voici déjà repartie sur la route en direction de la Croatie.

Quelques heures de routes, passage de la frontière avec succès, Ferry de 30min… Et le périple commence.
On se dirige de nuit à l’extrémité de l’île. On arrive à un petit village magnifique avec son port et sa fontaine kitsch. Il y a aussi beaucoup de jeunes gens bourrés qui circulent, chantent et crient dans tous les sens. Mais nous n’irons pas les rejoindre à la boat party qui les rend ainsi.
Nous irons boire notre bouteille de rouge (une piquette) et on parlera de nos pays, de nos vies, de nos angoisses. Je dois être un peu bourrée quand même parce qu’il me demande pourquoi les français sont toujours en train de faire des acrobaties ou de faires les clowns.
-Et ça pourrait être plus facile à cause de ton poids, me dit-il, mais ils ne sont pas tous petits comme toi les français..
-C’est une question d’équilibre pour ma part…
-Equilibre ? …c’est un joli mot !

Et puis les français sont tous des artistes nan ? Un peu ‘freaky’ dans l’âme. C’est comme ça qu’est vu mon coloc slovène du moment: crazy, freaky, un mec pas dans la norme du tout. Moi je le trouve normal, il mange bio, fait de l’escalade et a décoré sa voiture, il est où le problème ? Les gens d’ici lui ont mis dans la tête qu’il était bizarre, et du coup il craignait de me faire peur. Mais je lui ai montré que tout allait bien pour moi, qu’il n’avait rien de si particulier que ça à mes yeux. Il est même très gentil, ordonné, intéressant, tout va bien se passer.

Cette nuit-là au bout de l’île, j’ai dormi sous les étoiles sur le toit de la voiture. Parfait !
On improvisera un petit dèj sur le bord de mer quelques kilomètres plus loin.
La majorité de ce week-end se fera en improvisation, où dormir, que faire, quoi manger ?
Entre la mer, la montagne et le ciel, les touristes se croisent par centaines sur les routes bordées de petits murs en pierres. Que dis-je ? De long et grand mur en pierre dont je ne connais pas le secret d’imbrication qui les font ainsi encore tenir debout..
Nous avons parcouru pratiquement toute l’île, musique à fond dans la voiture, ou pieds en feu d’avoir marché des heures en montagne. rejoindre des plages paradisiaques, regarder les couchers de soleil du bout du monde, dormir sur la côte à 3m de la mer qui clapote.
De la fatigue, mais des souvenirs magnifiques, des traces de bronzage plutôt correctes, un grand moment de détente gratuit avant le début de l’aventure slovène !
Retour final le lundi, en pleine nuit, 1h30 du mat. Matjaz me jette dans mon appart avec toutes mes affaires que je n’avais pas encore sortie de son coffre. Puis il m’abandonne pour vite aller se coucher aussi et me donne rendez-vous à son bureau pour le lendemain matin. Ok, je n’ai pas de carte de la ville et je ne me rappelle pas vraiment des chemins emprunter vendredi dernier pour aller d’un point à un autre alors que je n’étais encore pas trop fatiguée. Tout va bien !
J’ai réussi à passer le premier test de résistance ce week-end. Au tour du test d’orientation !

Je n’arrive pas à télécharger mes (quelques) photos donc vous n’avez plus qu’à imaginer, ou à vous déplacer vous-même.. De toutes façons ça ne pourrait jamais être aussi beau que la réalité. Les ports et leurs gros bateaux, les calamars grillés, le rakja (eau de vie yougoslave) offert en digestif… les pieds dans l’eau claire et chaude, les long mur de pierre qui bordent les routes où deux voitures ne peuvent pas se croiser, les chemins dangereux empruntés pour descendre sur une plage déserte, le soleil derrière ce vieux village et son puits, la superbe côte sauvage et ses rochers en guise d’oreiller, les couleurs, les hauteurs, les odeurs !


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