On The Road


Accueil | »

Des équilibres sur l’Adriatique.. #Week-end 1

12h47 à l’aéroport de Ljubljana. Le vol numéro JP 323 du 31 juillet a quelques minutes de retard. Premiers pas de volontaires sur la terre slovène. Premiers instants, premières heures et première journée qui va s’écourter très vite.
En 20 min me voici arrivée à Skofja Loka, ma nouvelle ville. Matjaz et Jelka m’ont accueillie et me font un rapide tour de la ville, des principaux lieux d’expression de la culture, et du meilleur bar qui existe ici où nous allons boire un coup accompagnés de Janis, mon ‘mentor’. (Lors du séminaire de formation au départ en sve, nous avons fait quelques mises en situation et cas pratiques sur la gestion de conflits, la tenue vestimentaire, les opinions politiques, les choix à prendre ou non et comment les prendre… Etc… Ais-je vraiment répondu ‘oui‘ à la question « dois-je me retenir de coucher avec mon mentor » ?!)
La ville n’est pas grande du tout, voire toute petite et tout le monde connaît tout le monde. LA française n’aura aucun anonymat, j’ai intérêt à bien me tenir…
Toutes les heures, l’Eglise se met à chanter à plein fouet comme pour un mariage sauf qu’il n’y a pas de mariage. Et des églises il y en a à peu près une dizaine voire plus ! Ils sont très tradition et catholicisme ici, y’a pas de débordement possible pour une partie de la population, pas de fête, ni de rock, ni de drogue, ni de sexe avant le mariage et on vous le rappel pile à l’heure pendant 24h.
Dans les rues, les volets n’ont pas de volet. Les volets sont des fenêtres. Vous me direz « à quoi ça sert dans ce cas si ça laisse toujours passer la lumière !? » Eh bien, ces doubles fenêtres, elles laissent passer la lumière, certes, mais garde la chaleur pour empêche l’hiver de s’introduire trop dans les habitations. Il fallait le comprendre pour ne pas les prendre pour des fous…
Après notre petite ballade, je rencontre mon colocataire en rappel sur un immeuble avec son casque et ses chaussures de sécurité. Puis mes hôtes me montrent enfin mon appart dont je ne profiterais que quelques minutes. Me voici déjà repartie sur la route en direction de la Croatie.

Quelques heures de routes, passage de la frontière avec succès, Ferry de 30min… Et le périple commence.
On se dirige de nuit à l’extrémité de l’île. On arrive à un petit village magnifique avec son port et sa fontaine kitsch. Il y a aussi beaucoup de jeunes gens bourrés qui circulent, chantent et crient dans tous les sens. Mais nous n’irons pas les rejoindre à la boat party qui les rend ainsi.
Nous irons boire notre bouteille de rouge (une piquette) et on parlera de nos pays, de nos vies, de nos angoisses. Je dois être un peu bourrée quand même parce qu’il me demande pourquoi les français sont toujours en train de faire des acrobaties ou de faires les clowns.
-Et ça pourrait être plus facile à cause de ton poids, me dit-il, mais ils ne sont pas tous petits comme toi les français..
-C’est une question d’équilibre pour ma part…
-Equilibre ? …c’est un joli mot !

Et puis les français sont tous des artistes nan ? Un peu ‘freaky’ dans l’âme. C’est comme ça qu’est vu mon coloc slovène du moment: crazy, freaky, un mec pas dans la norme du tout. Moi je le trouve normal, il mange bio, fait de l’escalade et a décoré sa voiture, il est où le problème ? Les gens d’ici lui ont mis dans la tête qu’il était bizarre, et du coup il craignait de me faire peur. Mais je lui ai montré que tout allait bien pour moi, qu’il n’avait rien de si particulier que ça à mes yeux. Il est même très gentil, ordonné, intéressant, tout va bien se passer.

Cette nuit-là au bout de l’île, j’ai dormi sous les étoiles sur le toit de la voiture. Parfait !
On improvisera un petit dèj sur le bord de mer quelques kilomètres plus loin.
La majorité de ce week-end se fera en improvisation, où dormir, que faire, quoi manger ?
Entre la mer, la montagne et le ciel, les touristes se croisent par centaines sur les routes bordées de petits murs en pierres. Que dis-je ? De long et grand mur en pierre dont je ne connais pas le secret d’imbrication qui les font ainsi encore tenir debout..
Nous avons parcouru pratiquement toute l’île, musique à fond dans la voiture, ou pieds en feu d’avoir marché des heures en montagne. rejoindre des plages paradisiaques, regarder les couchers de soleil du bout du monde, dormir sur la côte à 3m de la mer qui clapote.
De la fatigue, mais des souvenirs magnifiques, des traces de bronzage plutôt correctes, un grand moment de détente gratuit avant le début de l’aventure slovène !
Retour final le lundi, en pleine nuit, 1h30 du mat. Matjaz me jette dans mon appart avec toutes mes affaires que je n’avais pas encore sortie de son coffre. Puis il m’abandonne pour vite aller se coucher aussi et me donne rendez-vous à son bureau pour le lendemain matin. Ok, je n’ai pas de carte de la ville et je ne me rappelle pas vraiment des chemins emprunter vendredi dernier pour aller d’un point à un autre alors que je n’étais encore pas trop fatiguée. Tout va bien !
J’ai réussi à passer le premier test de résistance ce week-end. Au tour du test d’orientation !

Je n’arrive pas à télécharger mes (quelques) photos donc vous n’avez plus qu’à imaginer, ou à vous déplacer vous-même.. De toutes façons ça ne pourrait jamais être aussi beau que la réalité. Les ports et leurs gros bateaux, les calamars grillés, le rakja (eau de vie yougoslave) offert en digestif… les pieds dans l’eau claire et chaude, les long mur de pierre qui bordent les routes où deux voitures ne peuvent pas se croiser, les chemins dangereux empruntés pour descendre sur une plage déserte, le soleil derrière ce vieux village et son puits, la superbe côte sauvage et ses rochers en guise d’oreiller, les couleurs, les hauteurs, les odeurs !


  1. marie écrit:

    c’est bon, Matjaz m’a filé ses photos, donc y’a un album pour ce weekend en croatie.
    j’ai pas mis les légendes, mais vous saurez reconnaitre un coucher de soleil, une plage paradisiaque (une heure de marche pour y descendre et le double pour remonter !), la voiture sur laquelle j’ai dormi sous les étoiles, le port où on a mangé des calamars, le petit village de Lubenice (signifie pastèque), les routes bordées par ces longs murs de pierres et les ricochets dont je ne me lassait pas, tellement les galets sont faits pour ça…

    Citer | Posté 6 août, 2009, 15:45
  2. Papa écrit:

    Content de te savoir si bien arrivée, et deja dans le bain .
    Ce petit circuit au bord de l’Adriatique laisse reveur. Ca me demange « grave » tout d’un coup de me depayser un peu du coté de chez toi.
    J’etudie l’itineraire, j’etudie………A bientot

    Citer | Posté 6 août, 2009, 23:59
  3. Marine écrit:

    Tu m’énerves !
    Bon et sinon l’Italie aussi c’est beau ! (:/)

    Citer | Posté 14 août, 2009, 16:27

Laisser un commentaire

London State Of Mind |
C'est parti pour Tahiti !!! |
Mon séjour à Plzen et mes v... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | jeremydrevet
| Pornic2010
| mon voyage au Japon