On The Road


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hummm big bisou

En france, et particulièrement à la JOC, les gens aiment bien faire des bisous. des bises. des trucs qui claquent dans l’air et même pas sur la joue.

après quelques mois à travailler avec des étrangers, c’est assez bizarre pour moi de faire la bise à ces gens, je n’ai pas le réflexe, déjà qu’à la base je suis pas très fan. et puis je ne les connais pas encore. c’est très étrange quand en fin de journée ils finissent par passer devant mon bureau, entre, font tinter les deux bises (ou trois, ou quatre, ca dépend de quelle région ils sont permanents…) et ils ajoutent « ca va? » « la forme?  » comme si on était supers potes. Ils sont gentils, je les aime bien, ils sont accueillant et tout ce que vous voulez, mais moi je me sens pas bien. j’ai l’impression d’etre timide quand je leur dit bonjour. il m’arrive même d’être maladroite.

hier midi, à la pause, je croise philippe pour la première fois de la journée. après une fraction de seconde d’hésitation-chamboulée-ridicule, je lui sert la main. « t’es enrhumée? » me demande-til. enrhumée?! merde. c’est tout ce qu’il a trouvé à dire, il était si mal à l’aise? JE l’ai mis si mal à l’aise? 

ridicule.

mais sinon ne vous en faites pas, je reste moi. et je suis en train de craquer (cf. post précédent). doucement… A un autre repas, assise au mileu de la grande tabl. on parle d’un jeune qui a appelé pour « chanter » au rassemblement, bref, c’est une autre histoire, très drôle aussi (si vous insistez je la raconterais, mais c’est court et pas très drôle finalement). puis on parle des gens qui se trompent de numéro, comme par exemple l’année dernière quand à la JOC ils recevaient des appels à la place de la nouvelle star ! puis, c’est là que j’entre en scène, je donne mon exemple qui date de la semaine dernière quand j’ai acheté mon billet sncf sur internet. 

j’ai eu un problème avec le paiement en ligne donc j’utilise le numéro non surtaxé que la sncf me propose sur le net. et je me suis trompée sur le dernier chiffre. un 7 à la place du 1 fut fatal… ‘hummm..’ (petite musique) ‘tu aimes t’amuser? … tu aimes parler? … tu aimes les filles chaudes?’ (re-petite musique) ‘re-hummm’ très animal ‘bienvenu sur le s…’ A ce moment j’ai coupé. Un peu tard vous me direz, mais quand même j’ai hésité. au début j’ai trouvé la nouvelle musique d’attente de la sncf n peu particulière. et ensuite je me suis dit que la sncf n’avait vraiment plus de fric, parce en plus d’augmenter méchamment le prix de leur billet, ils se décident à laisser leur plateforme téléphonique pour (n’importe quelle) pub. finalement, j’ai compris que l’erreur venait peut etre de moi. 

elle venait de moi.

le numéro client sncf non surtaxé 0172950001 s’est transformé en téléphone rose super cher 0172950007.

La fille qui bafouille et se sent mal pour faire des bises, s’est transformée en clowns entre le fromage et le dessert. ils ont bien ri, et moi aussi !

 


Jeunesse Organisée Communiste

nan en fait c’est la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, mais j’avoue qu’au premier abord, certain d’entre eux nous mettent dans le rouge direct !

J’ai donc décroché mon boulot à Panam. Cahier des charges en main, nouvel ordinateur re-formaté, je me mets au boulot ! entourée de joyeux lurons.

Matthieu le premier, pour certains vous le connaissez déjà sous le pseudo de Patoche. jusque là tout va bien, je cerne le personnage mais je ne sais pas encore ce qui m’attend avec les autres (à peu près 25 personnes, moyenne d’âge 25ans)

Eudes, mon ‘chef’, le coordinateur de l’évènement du 2mai en fait. plutot, classe, réservé au premier abord, discret… et ensuite à un moment il débarque dans le bureau sort une grosse blague, se marre et va la raconter  à tout le monde.

puis arrive Stéphane. ha, stéphane. le rouge du groupe. qui communique par téléphone d’un bureau à un autre alors qu’il lui suffit de faire 2mètres ou de parler un tout petit peu plus fort pour etre plus audible. utilise aussi une ‘boite à meuh’ pour se faire occasionnellement entendre du fond de son couloir. il fait parti de la bande des barbus (deux au total, ou trois je ne sais plus trop, mais la troisième est une femme), ceux qui viennent de l’est.

il faut savoir que le batiment est composé des différents permanents des régions de France qui se retrouvent tous pour travailler ici pendant une semaine. y’a une sorte de gentil jeu de guéguerre qui s’installe entre les grosses régions de France, et chacune d’entre elle qualifie très ‘justement’ les autres…

Pour l’Ile de France, à l’ouest il y a les alcooliques, à l’est les déprimés, dans le grand centre rien, au sud-est des voleurs, et ainsi de suite…

je rigole. pour l’instant j’essaie de faire mon boulot au mieux, et de paraitre aussi sage que je puisse l’être, mais je vais craquer. ce sont des clowns, entre deux réunions, une tournée, une pause thé, une compte rendu, ils nous calent des ballons qui traversent le couloir, une séance photo pour le roman-édito du magazine, ils piquent des tranches d’un vieux saucisson au fond du tiroir du collègue, on entend parlé de troskisme, et de bûches, puis quelqu’un conseille à un autre de ‘pas trop draguer parce que quand même je te rappelle que t’es prêtre’

ce soir ils ont tous leurs activitées à droite à gauche… seuls deux trois restent ici et mangeront avec moi. les locaux vont être bien silencieux après cette première folle journée !

Je ne dors pas dans les bureaux, mais ma chambre est dans les batiments qui sont adjacents au bureau. on a une grande cuisine, plein de frigos, des grandes étagères, trop grandes pour moi (je suis restreinte aux boites de conserve du bas… gnn). dans mon couloir de dortoir, trois chambres seulement sur la 15zaine sont occupées, et nous nous partageons deux cabines de douche et un toilette. il y a la salle TV, la salle de repos et de baby-foot, le balcon de ma chambre…

…et la vue sur la Tour Eiffel et le Sacré-Coeur.

Pause clope. sourire. 


partir ou ne pas partir ?

la decision est deja prise> la question serait plutot ‘quand’. quand partir ?

j’etais plutot sceptique quand a la reponse que j’attendais de l’agence nationale slovene pour mon volontariat a Skofja Loka. et je n’avais pas tort… apres les avoir harceles pour obtenir une reponse et savoir enfin si mon depart se ferai en fevrier ou si je devais revoir mon plan de ‘squattage’ sur Metz; mon contact slovene etant au Sri Lanka (normal) c’est son directeur qui me repond, et voici le roman :

 

Hello,

As you probably know jelka is somewhere in sri lanka, so i’ve taken some of her duties as her superior (director) which includes also the evs. Because there was no voice from the national agency about our evs projects i called them. The situation is following:  they had the meeting about EVS like a few days before the holidays, but they were very sorry to say, that our projects are not accepted. The reason was that in the application form there was something wrong with finacial structure and that other sources of  funding were not mentioned.
That was complete shock for me. Then we had like 20 minutes of negotiations if there can be done something about that, but they said no. I informed jelka about the whole messy situation and she gave me some new info, which was that she sent the application to the national agency earlier, like one week before the dead line, to a guy who’s work there is to halp, just to check if everything is ok. She was expecialy interested in financial part, because she had lack of experiences in this area. But she did not receive any  comments from the agency, so she meant that everything was ok so she sent the application forms unchanged.

I called  the national agency again, explained the whole story, and they said, that they know it. Thea also said that that specific guy had in that period a lot of work, so it’s possible that that he didn’t check the application form or he checked just the rest of the form, but not the financial part. I asked to talk with that guy,  but that was not possible because he was absent from work.

So… what to do now. I think that someone on the national agency didn’t do his job, so the national agency screw the whole thing up. My future strategy on the organization lies on evs and i think that yours future life also, so i prepared to fight. And i persume that you too. The shitty thing is, that i’m also quite new in this job, so i advise you this:
- ask your sending organizations and national agency what can be done. Send me the results. I’ll do the same with the people who were involved in evs around here, but not the national agency, because it’s obvious that they will try to defend their own position. There has to be some kind of procedure of appeal. I think that right is on our side and if we appeal at the end everything will be ok

- back up plan. If the appeal doesn’t go well, i have to ask you, if you’re prepared to come few months later. Because we’re thinking to sigh up the same project for the next dead line. The thing is that you’re personal profile suits perfectly to the needs of our organisation and really don’t want to loose you.

I think we have some time, because i haven’t received the official answer yet. But there is also a minor chance that they confused us with someone else. I wanted to get some more info yesterday, so i called the national agency again, but the phones were  deaf despite the fact that these days are considered as normal working days.

That’s it for now. Sorry that i haven’t informed you earlier, but i really didn’t  want to ruin your christmas. And i hope i haven’t ruined your new years celebration. Because there still is a chance that you do your duty as an EVS volonteers in tiny middle european slovenian town called Škofja Loka. So… all the best in 2009, read you and see you ass soon ass possible.

 

Notez la belle faute de la derniere phrase: ‘Ass soon ass possible’ instead of ‘as soon as possible’… elegant !

Je contact direct Luc pour le tenir informe du probleme et savoir si on peut faire quelquechose… euh, nan. d’abord je pleure. parce que quand meme y’a de quoi. c’est vrai, ca m’enerve. quand enfin je me decide (apres la roumanie, l’espagne, le luxembourg, le portugal, la macedoine…) a faire un choix, ce choix tombe a l’eau…

trois/quatre jours de deprime. qu’est-ce que je vais faire? qu’est-ce que j’ai envie de faire? pourquoi ca tombe sur moi? etc… etc… genre deprime qui se morfond et se plaind sans reflechir utilement.

parce que finalement des solutions il y en a plein. enfin, il y en a. reflechissons reflechissons.

je relance le projet aupres de l’agence slovene pour e prochain depot de dossier du 1er fevrier. s’il est enfin accepte, je partirai en juillet.

et en attendant, parce que jusque juillet ca fait une trotte:

1. je pars deux trois mois travailler dans le theatre national de bitola en macedoine. la ya pas de probleme, je connais les gens de la-bas, j’ai deja bosse avec eux, je connais la ville et je sais meme comment y aller en paartant d’ici. j’ai juste a deposer l’application au premier fevrier, elle sera forcement acceptee et je peu partir des mi-fevrier. nourrie, logee, blanchie et avec argent de poche (qui, d’ailleurs, defie le salaire moyen d’un macedonien)

2. j’ai un entretien d’embauche a paris ce mercredi pour un stage de 6 mois avec la JOC pour participer a une part de l’organisation de leur festival « la jeunesse [ca] se cultive » du 2mai2009. ils ont deja eu mon CV et ma lettre de motivation, ca leur a plu, ils veulent me voir. et, a priori, il n’y aurait personne pour me concurrencer sur ce poste. pareil : nourrie, logee, blanchie. et payee pour ce stage ! le stage rendrai fin en juin. parfait, juste avant de partir en Slovenie.

rendez-vous mercredi pour savoir laquelle des deux possibilites sera effective…

 


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